Samuel Bollendorff, né en 1974, a été membre de lʼagence Œil Public de 1999 à sa fermeture en 2010. Il appartient à cette génération de photographes qui s’est exercée au cours de sa formation à manier la forme et le fond. A l’école Louis Lumière il a fait ses gammes de technique et de pratique photographiques ; de ses études d’histoire de l’art, il a gardé ce souci de l’observation, quant à son apprentissage à l’école des Beaux arts de Paris, il lui a appris lʼimportance de la mise en forme de ses réalisations.
Photographe de presse indépendant, il débute en collaborant pendant cinq ans au journal Libération. Hôpital, école, police, prison, il propose un regard social sur lʼinstitution en France.
De 1998 à 2004, Samuel Bollendorff travaille sur le système hospitalier en France en sʼinterrogeant sur la place des individus dans les services publics. Son travail sera publié à de nombreuses reprises dans la presse française et projeté au festival Visa pour lʼImage.
En 2002, il réalise « Ils venaient dʼavoir 80 ans » un documentaire de 52 minutes, chronique dʼun an de la vie dʼun service de gériatrie produit par MK2tv.
De 2000 à 2003, il réalise une série de portraits sur les conséquences sociales du sida. Prix spécial de la Fondation Hachette et remarqué au Prix Kodak de la Critique, SILENCESIDA sera projeté au festival Visa pour lʼImage et exposé par le ministère de la culture à Perpignan.
De 2006 à 2008, il réalise une série sur les oubliés du miracle économique chinois : « Chine – A Marche Forcée ».
Fin 2008, il réalise « Voyage au bout du charbon », un premier Web documentaire interactif publié sur Le monde.fr. Cette nouvelle forme de narration permet à lʼInternaute de mener lui-même son enquête, de faire ses propres choix de navigation en plein écran dans un documentaire constitué de photographies, de vidéos, de textes et de sons… Samuel Bollendorff capte ainsi le regard des publics du Web en cherchant à les reconnecter avec le monde réel.
En 2009, Samuel Bollendorff poursuit son travail sur la globalisation. Partant du postulat que la mondialisation tant à effacer les frontières, ces chroniques ont pour projet d’esquisser le portrait social et politique de ce Nouveau Monde. Au fil de territoires se répondant les uns aux autres, elles proposeront d’aborder la problématique des nouveaux équilibres sociaux, énergétiques, agricoles ou encore environnementaux, conséquences de l’arrivée des pays émergents sur l’échiquier économique mondial, mais aussi de la standardisation des cultures qu’elle produit.

http://www.samuel-bollendorff.com/fr/

30.03.12 →08.04.12

Paris